Le thème est inspiré du film Soulèvements, où le processus de création de Thomas Lacoste rend sensible ce qui aurait pu rester diffus, par l’arrêt dialectique de Walter Benjamin où l’image suspend le temps pour rendre perceptible l’injustice, la colère, le désir d’un autre monde.
Là apparaît le lien entre l’œuvre artistique et le principe du soulèvement. L’art montre quelque chose de la réalité traversée de contradictions et d’injustices. Le soulèvement repose sur un mécanisme psychique où l’individu, face à une injustice, développe une conscience critique et une émotion mobilisatrice qui, par la solidarité et la contagion émotionnelle, se muent en une identité collective. Cette double mutation – transformer l’individuel en collectif et le local en universel – est réalisée par l’œuvre, dont l’inachèvement attire (jouissance des œuvres) et dont la forme convoque le sentiment esthétique du public. L’image devient le moyen d’universaliser le sentiment d’injustice ; elle séduit les individus par l’inachèvement, crée un sentiment de communauté jusqu’à l’engagement.
Le festival Théâtre des Images a reçu le label « Sciences avec et pour la société ».
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