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SÉMINAIRE THÉÂTRES DE LA MÉMOIRE
Théâtres de la Mémoire. Groupe de recherche interuniversitaire sur le cinéma (CERHEC/Paris 1, ESTCA/Paris 8, IRCAV/Paris3, ARTES/UBM) codirigé par Christa Blümlinger, Sylvie Lindeperg, Sylvie Rollet et Marguerite Vappereau
Photographie : Agnès Varda, Les Justes, vue d’installation, 2007 (©CB)
Voir le Blog Théâtres de la Mémoire
SÉMINAIRE THÉÂTRE DE LA MÉMOIRE
PROGRAMME 2026-2027
Pouvoir des images. Visions situées
Confronté à de nouveaux modes d’événementialité et à la refonte des catégories historiques, le cinéma apparaît comme un médium susceptible d’inventer de nouvelles formes d’historiographie. L’écriture cinématographique présente, en effet, un certain nombre de traits qui lui sont propres : conjugaison de plusieurs temps virtuels dans les images, jeux avec les redondances ou les écarts entre le dit et le montré, la voix et l’image, nouveaux modes de remploi d’images etc. Le groupe de recherche Théâtre de la mémoire travaille ces questions en organisant des séminaires, des journées d’études, des colloques et des ateliers.
Poursuivant la thématique de l’année 2025-2026, le séminaire s’attache à explorer les enjeux de production, de circulation et de reprise d’images issues de technologies récentes telles que les caméras thermiques, les simulations numériques ou encore les créations par l’intelligence artificielle générative. Comment et à quelles fins ces images opératoires – c’est ainsi que Harun Farocki a caractérisé leur nature utilitaire – sont-elles mobilisées ? Quels sont les dispositifs qui permettent de trouver ou de générer ces images ? Comment et avec quels critères l’observateur peut-il les situer, les contextualiser, voire les appréhender ? Peut-il saisir dans une « attitude pensive » ce qui relève du « visuel » (Serge Daney), lié aux dispositifs de contrôle ? Étant donné la surexposition contemporaine des corps, peut-on cerner ce qui en reste invisible ? Comment ces modes de vision sont-ils situés ?
Il s’agira également d’interroger les méthodes contemporaines d’investigation induites par la prolifération de ces nouvelles images techniques alors que leur rapport au réel est plus qu’incertain. Face à ces productions, la tâche de l’historien ou du théoricien est tout d’abord celle de la description : nous nous emploierons donc à saisir leur régime de situation, de monstration et de circulation, afin de les placer dans une temporalité longue, ainsi qu’au sein de processus spécifiques aux images numériques.
Chaque séance permettra d’articuler une réflexion théorique à des objets filmiques ou visuels et une discussion avec les membres du groupe de recherche, orientée par un répondant.
Le séminaire a lieu régulièrement à la Galerie Colbert (INHA), un jeudi par mois, de 18h00 à 20h00. Attention, cette année la séance de novembre aura lieu au Centre allemand d’histoire de l’art, celle de février au cinéma La Clef (voir plus bas les informations pratiques).
/// Séances ///
Jeudi 15 octobre – Salle Jullian, Galerie Colbert (INHA)
Ada Ackerman (CNRS/THALIM) : « L’IA générative, un outil pour répondre aux images manquantes ? De quelques cas d’emploi à des fins décoloniales »
Répondant : Laurent Veray (Université Sorbonne Nouvelle/IRCAV)
Jeudi 5 novembre – Centre allemand d’histoire de l’art
Roland Meyer (Université de Zurich) : « Wild Forensis. Suspicion as a Visual Practice » Répondante : Aurélie Ledoux (Université Paris Nanterre/HAR)
Jeudi 10 décembre – salle Jullian, Galerie Colbert (INHA)
Federico Pierotti (Université de Lausanne) : « Produire l’invisible. Pour une histoire des dispositifs spectraux »
Répondante : Marguerite Vappereau (Université Bordeaux Montaigne/ARTES)
Jeudi 11 février – Cinéma la Clef (lieu à confirmer)
Nicolas Gourault (artiste) – « Composer avec les visions virtuelles » (titre provisoire d’une présentation de films)
Répondante : Occitane Lacurie (Université Paris 1/ACTE)
Jeudi 18 mars – salle Vasari, Galerie Colbert (INHA)
Jeremy Hamers (Université de Liège) : « Alexander Kluge et le subjonctif des images : IA et aura »
Répondante : Christa Blümlinger (Université Paris 8/ESTCA)
Jeudi 8 avril – salle Vasari, Galerie Colbert (INHA)
Vinzenz Hediger (Cinémathèque Suisse, Lausanne) : « Pouvoir de l’image et impuissance du spectateur : vers une éthique de la honte spectatorielle à partir de Jean-Louis Comolli (et quelques autres) »
Répondante : Sylvie Lindeperg (Université Paris 1/HiCSA)
Informations pratiques :
Galerie Colbert (INHA) : 2, rue Vivienne 75002 Paris
Centre allemand d’histoire de l’art : 45, rue des Petits-Champs, 75001 Paris
Cinéma La Clef : 34, rue Daubenton, 75005 Paris
Pour plus d’informations : http://theatresdelamemoire.blogspot.com/
Programme 2025-2026 :
Pouvoir des images // Situations et circulations II
Reprenant la thématique de l’année 24-25, le séminaire Théâtres de la mémoire s’attache à explorer les enjeux de production, de stockage, de circulation et de remploi d’images issues de technologies récentes telles que les caméras thermiques, les caméras embarquées, les drones ou des techniques de générations algorithmiques (IA). Comment et à quelles fins ces images opératoires – c’est ainsi que Harun Farocki a caractérisé leur nature utilitaire – sont-elles mobilisées, par exemple dans le cadre de conflits contemporains ? Quels sont les dispositifs qui permettent de trouver ou de générer ces images ? Comment et avec quels critères l’observateur peut-il les situer, les contextualiser, voire les appréhender ? Comment peut-il saisir dans une « attitude pensive » ce qui relève du « visuel » (Serge Daney), lié aux dispositifs de contrôle ? Étant donné la surexposition contemporaine des corps, peut-on cerner ce qui en reste invisible ?
La fonction du cinéma (ou de « l’image » d’après Daney) serait justement d’extraire ces images du flux, de les réagencer afin d’en activer les potentialités critiques. Si le cinéma demeure le lieu pour interroger ces technologies de contrôle, quel savoir et quelle puissance peut-on lui assigner ? En prenant comme exemple quelques gestes artistiques, nous proposons d’opposer aux pouvoirs parfois violents d’une industrie de l’image opératoire la féconde fragilité du bricolage cinématographique.
Il s’agira également d’interroger les méthodes contemporaines d’investigation induites par la prolifération de ces nouvelles images techniques alors que leur rapport au réel est plus qu’incertain. La tâche de l’historien ou du théoricien face à ces productions, tel est notre point de départ, est tout d’abord celle de la description : il s’agira de saisir leur mode de situation, de monstration et de circulation, afin de pouvoir les placer dans une temporalité longue.
Chaque séance permettra d’articuler une réflexion théorique à des objets filmiques ou visuels et une discussion des membres du groupe de recherche.
Le séminaire a lieu à la Galerie Colbert (INHA), un jeudi par mois, de 18h00 à 20h00.
Adresse : 2, rue Vivienne, 75002 Paris.
Séances :
Jeudi 23 octobre, salle Benjamin
Barnabé Sauvage (CNRS/THALIM)
« Logistique du film généré : incarnation d’un ‘cinéma de la chaîne d’approvisionnement’ (supply chain cinema) ? »
Jeudi 13 novembre, salle Jullian
Vivianne Perelmuter et Isabelle Ingold, cinéastes
« De l’image ennemie à l’expérience du regard »
Jeudi 4 décembre, salle Jullian
Jacopo Rasmi (Université Jean Monnet Saint-Etienne/ECLA)
« Malades d’enquête. La vérification collaborative aspirée dans les complotismes verts »
Jeudi 5 février, salle Benjamin
Dork Zabunyan (Université Paris 8/ESTCA), avec Eugénie Zvonkine (Université Paris 8/ESTCA) et Stanislas de Courville (ESTCA) en tant que discutants
« Le vrai du faux de Fairytale (2022) d’Alexandre Sokourov »
Jeudi 12 mars, salle Fabri de Pereisc
Vinzenz Hediger (Université Goethe de Francfort)
« Pouvoir de l’image et impuissance du spectateur : Vers une éthique de la honte spectatorielle à partir de Jean-Louis Comolli (et quelques autres) »
Jeudi 2 avril, salle Fabri de Pereisc
Laliv Melamed (Université Goethe de Francfort)
« Operative Imaginaries and the Public Secret »
Programme 2024-25 // Pouvoir des images // Situations et circulations dans l’espace numérique
Cette année, le séminaire Théâtres de la mémoire s’attache à explorer les enjeux de production, de stockage, de circulation et de remploi d’images issues de technologies récentes telles que les caméras thermiques, les caméras embarquées, les drones ou des techniques de générations algorithmiques (IA). Comment et à quelles fins ces images opératoires – c’est ainsi que Harun Farocki a caractérisé leur nature utilitaire – sont-elles mobilisées, par exemple dans le cadre de conflits contemporains ? Quels sont les dispositifs qui permettent de trouver ou de générer ces images ? Comment et avec quels critères l’observateur peut-il les situer, les contextualiser, voire les appréhender ? Comment peut-il saisir dans une « attitude pensive » ce qui relève du « visuel » (Serge Daney), lié aux dispositifs de contrôle ? Étant donné la surexposition contemporaine des corps, peut-on cerner ce qui en reste invisible ?
La fonction du cinéma (ou de « l’image » d’après Daney) serait justement d’extraire ces images du flux, de les réagencer afin d’en activer les potentialités critiques. Si le cinéma demeure le lieu pour interroger ces technologies de contrôle, quel savoir et quelle puissance peut-on lui assigner ? En prenant comme exemple quelques gestes artistiques, nous proposons d’opposer aux pouvoirs parfois violents d’une industrie de l’image opératoire la féconde fragilité du bricolage cinématographique.
Il s’agira également d’interroger les méthodes contemporaines d’investigation induites par la prolifération de ces nouvelles images techniques alors que leur rapport au réel est plus qu’incertain. La tâche de l’historien ou du théoricien face à ces productions, tel est notre point de départ, est tout d’abord celle de la description : il s’agira de saisir leur mode de situation, de monstration et de circulation, afin de pouvoir les placer dans une temporalité longue.
Chaque séance permettra d’articuler une réflexion théorique à des objets filmiques ou visuels et une discussion des membres du groupe de recherche.
Le séminaire a lieu à la Galerie Colbert (INHA), un jeudi par mois, de 18h00 à 20h00.
Adresse : 2, rue Vivienne, 75002 Paris.
/// Séances ///
Jeudi 3 octobre – Salle Walter Benjamin
Marguerite Vappereau (ARTES, Bordeaux Montaigne) : « Pulsions scopiques et images thermiques. Hypothèses à partir du film Il n’y aura plus de nuit (2020) d’Éléonor Weber »
Jeudi 7 novembre – Salle Walter Benjamin
Ophir Levy (ESTCA, Paris 8-Vincennes-Saint-Denis) : « Le geste de montrer. Réflexions sur le dispositif de dévoilement des images du 7 octobre conçu par Tsahal »
Jeudi 5 décembre – Salle Jullian
Susana de Sousa Dias (cinéaste, Lisbonne) : « Mémoires suspendues d’un espace colonisé : questions de visibilité »
Jeudi 6 février – Salle Walter Benjamin
Aurélie Ledoux (HAR, Université Paris Nanterre) et Thanassis Vassiliou (FoReLLIS, Université de Poitiers) : « Statut des images et méthodes des contre-enquêtes en open source (OSINT, Forensic) : description et réflexions épistémologiques »
Jeudi 6 mars – Salle Walter Benjamin
Marie-José Mondzain (CNRS) : titre à venir
Jeudi 24 avril – Salle Walter Benjamin
Roy Grundmann (Boston University) : « Critical Concepts of Seeing, Knowing, and Remembering in Philip Scheffner’s and Merle Kröger’s Havarie (2016) » (séance en anglais)
Jeudi 15 Mai – Salle Peiresc
Antonio Somaini (IRCAV, Paris 3-Sorbonne Nouvelle) : « IA et archives. Pour une théorie des espaces latents »
Retrouvez le programme sur le blog du séminaire : https://theatresdelamemoire.blogspot.com/p/blog-page.html
Les auditeurs, étudiants ou collègues, de l’université Bordeaux Montaigne qui voudraient assister au séminaire peuvent demander un lien pour y assister à distance en écrivant à : marguerite.vappereau@u-bordeaux-montaigne.fr