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SÉMINAIRE THÉÂTRES DE LA MÉMOIRE

Théâtres de la Mémoire. Groupe de recherche interuniversitaire sur le cinéma (CERHEC/Paris 1, ESTCA/Paris 8, IRCAV/Paris3, ARTES/UBM) codirigé par Christa Blümlinger, Sylvie Lindeperg, Sylvie Rollet et Marguerite Vappereau

Photographie : Agnès Varda, Les Justes, vue d’installation, 2007 (©CB)

Voir le Blog Théâtres de la Mémoire

 

SÉMINAIRE THÉÂTRE DE LA MÉMOIRE

PROGRAMME 2025-2026

Pouvoir des images // Situations et circulations II

Reprenant la thématique de l’année 24-25, le séminaire Théâtres de la mémoire s’attache à explorer les enjeux de production, de stockage, de circulation et de remploi d’images issues de technologies récentes telles que les caméras thermiques, les caméras embarquées, les drones ou des techniques de générations algorithmiques (IA). Comment et à quelles fins ces images opératoires – c’est ainsi que Harun Farocki a caractérisé leur nature utilitaire – sont-elles mobilisées, par exemple dans le cadre de conflits contemporains ? Quels sont les dispositifs qui permettent de trouver ou de générer ces images ? Comment et avec quels critères l’observateur peut-il les situer, les contextualiser, voire les appréhender ? Comment peut-il saisir dans une « attitude pensive » ce qui relève du « visuel » (Serge Daney), lié aux dispositifs de contrôle ? Étant donné la surexposition contemporaine des corps, peut-on cerner ce qui en reste invisible ?

La fonction du cinéma (ou de « l’image » d’après Daney) serait justement d’extraire ces images du flux, de les réagencer afin d’en activer les potentialités critiques. Si le cinéma demeure le lieu pour interroger ces technologies de contrôle, quel savoir et quelle puissance peut-on lui assigner ? En prenant comme exemple quelques gestes artistiques, nous proposons d’opposer aux pouvoirs parfois violents d’une industrie de l’image opératoire la féconde fragilité du bricolage cinématographique.

Il s’agira également d’interroger les méthodes contemporaines d’investigation induites par la prolifération de ces nouvelles images techniques alors que leur rapport au réel est plus qu’incertain. La tâche de l’historien ou du théoricien face à ces productions, tel est notre point de départ, est tout d’abord celle de la description :  il s’agira de saisir leur mode de situation, de monstration et de circulation, afin de pouvoir les placer dans une temporalité longue.

Chaque séance permettra d’articuler une réflexion théorique à des objets filmiques ou visuels et une discussion des membres du groupe de recherche.

Le séminaire a lieu à la Galerie Colbert (INHA), un jeudi par mois, de 18h00 à 20h00.
Adresse : 2, rue Vivienne, 75002 Paris.

Séances :

Jeudi 23 octobre, salle Benjamin
Barnabé Sauvage (CNRS/THALIM)
« Logistique du film généré : incarnation d’un ‘cinéma de la chaîne d’approvisionnement’ (supply chain cinema) ? »

Jeudi 13 novembre, salle Jullian
Vivianne Perelmuter et Isabelle Ingold, cinéastes
« De l’image ennemie à l’expérience du regard »

Jeudi 4 décembre, salle Jullian
Jacopo Rasmi (Université Jean Monnet Saint-Etienne/ECLA)
« Malades d’enquête. La vérification collaborative aspirée dans les complotismes verts »

Jeudi 5 février, salle Benjamin
Dork Zabunyan (Université Paris 8/ESTCA), avec Eugénie Zvonkine (Université Paris 8/ESTCA) et Stanislas de Courville (ESTCA) en tant que discutants
« Le vrai du faux de Fairytale (2022) d’Alexandre Sokourov »

Jeudi 12 mars, salle Fabri de Pereisc
Vinzenz Hediger (Université Goethe de Francfort)
« Pouvoir de l’image et impuissance du spectateur : Vers une éthique de la honte spectatorielle à partir de Jean-Louis Comolli (et quelques autres) »

Jeudi 2 avril, salle Fabri de Pereisc
Laliv Melamed (Université Goethe de Francfort)
« Operative Imaginaries and the Public Secret »

Programme 2024-25 // Pouvoir des images // Situations et circulations dans l’espace numérique

Cette année, le séminaire Théâtres de la mémoire s’attache à explorer les enjeux de production, de stockage, de circulation et de remploi d’images issues de technologies récentes telles que les caméras thermiques, les caméras embarquées, les drones ou des techniques de générations algorithmiques (IA). Comment et à quelles fins ces images opératoires – c’est ainsi que Harun Farocki a caractérisé leur nature utilitaire – sont-elles mobilisées, par exemple dans le cadre de conflits contemporains ? Quels sont les dispositifs qui permettent de trouver ou de générer ces images ? Comment et avec quels critères l’observateur peut-il les situer, les contextualiser, voire les appréhender ? Comment peut-il saisir dans une « attitude pensive » ce qui relève du « visuel » (Serge Daney), lié aux dispositifs de contrôle ? Étant donné la surexposition contemporaine des corps, peut-on cerner ce qui en reste invisible ?

La fonction du cinéma (ou de « l’image » d’après Daney) serait justement d’extraire ces images du flux, de les réagencer afin d’en activer les potentialités critiques. Si le cinéma demeure le lieu pour interroger ces technologies de contrôle, quel savoir et quelle puissance peut-on lui assigner ? En prenant comme exemple quelques gestes artistiques, nous proposons d’opposer aux pouvoirs parfois violents d’une industrie de l’image opératoire la féconde fragilité du bricolage cinématographique.

Il s’agira également d’interroger les méthodes contemporaines d’investigation induites par la prolifération de ces nouvelles images techniques alors que leur rapport au réel est plus qu’incertain. La tâche de l’historien ou du théoricien face à ces productions, tel est notre point de départ, est tout d’abord celle de la description :  il s’agira de saisir leur mode de situation, de monstration et de circulation, afin de pouvoir les placer dans une temporalité longue.

Chaque séance permettra d’articuler une réflexion théorique à des objets filmiques ou visuels et une discussion des membres du groupe de recherche.

Le séminaire a lieu à la Galerie Colbert (INHA), un jeudi par mois, de 18h00 à 20h00.

Adresse : 2, rue Vivienne, 75002 Paris.

/// Séances /// 

Jeudi 3 octobre – Salle Walter Benjamin
Marguerite Vappereau (ARTES, Bordeaux Montaigne) : « Pulsions scopiques et images thermiques. Hypothèses à partir du film Il n’y aura plus de nuit (2020) d’Éléonor Weber »

Jeudi 7 novembre – Salle Walter Benjamin
Ophir Levy (ESTCA, Paris 8-Vincennes-Saint-Denis) : « Le geste de montrer. Réflexions sur le dispositif de dévoilement des images du 7 octobre conçu par Tsahal »

Jeudi 5 décembre – Salle Jullian
Susana de Sousa Dias (cinéaste, Lisbonne) : « Mémoires suspendues d’un espace colonisé : questions de visibilité »

Jeudi 6 février – Salle Walter Benjamin
Aurélie Ledoux (HAR, Université Paris Nanterre) et Thanassis Vassiliou (FoReLLIS, Université de Poitiers) : « Statut des images et méthodes des contre-enquêtes en open source (OSINT, Forensic) : description et réflexions épistémologiques »

Jeudi 6 mars – Salle Walter Benjamin
Marie-José Mondzain (CNRS) : titre à venir

Jeudi 24 avril – Salle Walter Benjamin
Roy Grundmann (Boston University) : « Critical Concepts of Seeing, Knowing, and Remembering in Philip Scheffner’s and Merle Kröger’s Havarie (2016) » (séance en anglais)

Jeudi 15 Mai – Salle Peiresc
Antonio Somaini (IRCAV, Paris 3-Sorbonne Nouvelle) : « IA et archives. Pour une théorie des espaces latents »

Retrouvez le programme sur le blog du séminaire : https://theatresdelamemoire.blogspot.com/p/blog-page.html

Les auditeurs, étudiants ou collègues, de l’université Bordeaux Montaigne qui voudraient assister au séminaire peuvent demander un lien pour y assister à distance en écrivant à : marguerite.vappereau@u-bordeaux-montaigne.fr

 

 

 

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